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Bio un peu plus complète (janvier 2009) :

Saint-John-Perse, dans le volume de la Pléiade qui lui a été consacré de son vivant, a tenu à superviser sa biographie, utilisant un "il" pour parler de lui. Cette biographie de moi-même (enfin, de lui-même) sera une pâle imitation, histoire de m'habituer (enfin, s'habituer) à la publication future dans cette prestigieuse collection...

Thierry Beinstingel est né à Langres en 1958, d'un père chauffeur-routier et d'une mère vendeuse en boulangerie. Une longue scolarité menée dans sa ville natale lui apprend à lire et à écrire à l'école Jean Duvet, le dote d'un BEPC au Collège Diderot, puis d'un laborieux baccalauréat scientifique obtenu en 1978 dans le Lycée du même nom. Pendant son temps libre, on le voit pompiste en été, servir à la boulangerie, repeindre une serre familiale dans la canicule de 1976 ou sur une moto Honda 125 à guidons bracelets-sport. Il gratouille la guitare et compose même une cassette de douze chansons produite en trois exemplaires.
Il débute dans le monde du travail à La Poste à Toulouse puis en Seine-Saint-Denis, avec la ferme intention de devenir homme de lettres : il rédige 70 feuillets d'un roman Martin Martin. Il revient en 1981 dans son département, à Saint-Dizier, ville qu'il n'a pas quitté depuis. La chance lui sourit : il rencontre la femme de sa vie, passe un concours de circonstance pour devenir Inspecteur dans une grande entreprise de télécommunications, parfait sa formation technique pendant un an par de l'électronique, puis revient à Saint-Dizier exercer son métier de cadre au sein du Central téléphonique de la ville. Il profite  des siestes de son premier enfant tout neuf pour s'initier à l'informatique auprès d'un Thomson à disque dur de 20 méga-octets sur lequel il termine Martin Martin, dix ans après son commencement. Repris par le virus de l'écriture, il relègue ses premiers manuscrits dans des tiroirs, contacte l'Association des Ecrivains de Haute-Marne et finit par publier en avril 2000, La réserve, Haute-Marne 2017, aux éditions Dominique Guéniot de Langres, récit satirique et prémonitoire sur la crise de la vache folle et de l’Européanisation. Son sens aigu de la publicité et de la promotion lui fait promettre aux acheteurs (heureusement rares) de les rembourser (120 francs à l'époque, 18,30 euros aujourd'hui) si ce qui est édicté dans ce roman ne se produit pas en 2017. A l'heure actuelle, il est en passe de gagner son pari...
La même année, il publie en septembre, Central chez Fayard, inspiré de neuf ans de télécommunications (il travaille maintenant à Châlons-en-Champagne) et inaugurant une écriture " à contraintes " (le livre est écrit avec des verbes à l’infinitif et sans sujet), roman où "le narrateur travaille depuis de longues années au Central de télécommunication, témoin de son inexorable déshumanisation. Verbes sans pronom personnel, verbes sans sujet pour dénoncer l´effacement de l´homme-sujet, assujetti à l´emprise grandissante de l´entreprise. "(Le Monde). Il découvre par la même occasion la prose des critiques qui vous font sentir que l'on est quelqu'un d'intelligent.
Passionné des nouvelles technologies, il anime depuis fin 2000, un site Internet Feuilles de route qui se veut "une tentative d’exposition du travail littéraire " avec un renouvellement hebdomadaire des principales rubriques et où l’on peut trouver l’ensemble des articles et interviews le concernant, des textes inédits, une accumulation d'informations toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Toujours sur Internet, il contribue régulièrement à Remue.net, à Tiers livre crée par François Bon et à Inventaire-Invention , revue en ligne animée par Patrick Cahuzac, chez lequel il publie deux nouvelles en 2001, Un dernier soir (avril 2001) et Vers Aubervilliers (octobre 2001), également disponible en livre. Cette nouvelle a été étudiée par deux classes de secondes du Lycée Oudinot de Chaumont (intervention en avril 2002).
A la rentrée littéraire de septembre 2002, il publie Composants, roman chez Fayard qui continue le thème entrepris avec Central sur l’aliénation de l’homme à travers le travail et le monde moderne. Sélectionné parmi 15 ouvrages, Composants a obtenu le 25 novembre la mention spéciale du Prix Wepler, chargé de " récompenser une œuvre marquée par une audace, un excès, une singularité résolument en dehors de toute visée commerciale ". 
Impliqué dans l’Association des Ecrivains de Haute-Marne depuis 1998, il coordonne le projet collectif d’une anthologie : 52 écrivains haut-marnais : de Jehan de Joinville à Jean Robinet, parue en décembre 2002 aux éditions Dominique Guéniot.
En Août 2003, il change pour la troisième fois d'emploi dans sa grande entreprise des télécommunications : après avoir sévi dans la technique et l'organisation de Services après-vente, après avoir tâté du marketing en contribuant à ouvrir l'informatique au monde médical, il devient conseiller en mobilité professionnelle au sein d'un service de Ressources Humaines.
En janvier 2004, Il publie Paysage et portrait en pied-de-poule, toujours chez Fayard, où comment l'auteur revient à la vie rurale, thème de son premier livre, mais en moins marrant.
Il est invité par le CRL de Franche-Comté pour la redoutable manifestation des Petites Fugues en novembre 2004.
En février 2005, il publie un texte pour la semaine de la francophonie, à l'initiative du CNES.
En  mars 2005, il participe à la naissance des éditions Argol dans l'ouvrage collectif  Ecrire, pourquoi.
Dans le premier semestre 2005, histoire de s'impliquer un peu plus dans la matière des mots, il anime deux ateliers d'écriture : l'un à Crogny (Aube) dans un Lycée forestier, l'autre dans le Lycée Diderot de sa jeunesse à Langres.
Parallèlement, complexé de n'avoir pas suivi d'études supérieures et n'osant l'avouer lors de ses nombreuses interventions en Université (Toulouse en 2000, Orléans en 2004, Clermont-Ferrand en 2006), il commence un cursus de Lettres modernes par correspondance, obtient sa première année tout en continuant à écrire et travailler et décide de continuer tous azimuts.
Il commence un vaste chantier textuel, CV roman, texte qui restera en chantier longtemps. Il poursuit sa deuxième année de licence et pour cela partage son temps de travail avec un congé de formation qui lui permet de poursuivre des ateliers d'écriture en 2006 à Langres, toujours au Lycée Diderot, puis à Dole auprès des patients d'un Centre hospitalier spécialisé. Il réussit son DEUG de Lettres Modernes, loupe la mention TB d'un demi-point et s'achemine serein vers la troisième année de Licence. Histoire de fêter ce succès et d'accompagner la passion des seize ans de son deuxième enfant., il s'achète la guitare électrique qui lui a manqué dans sa jeunesse, une PRS Singlecut avec ampli Fender Hot Rod Deluxe.
En 2007, CV roman se fait doubler par 1937 Paris-Guernica, récit dont la sortie a lieu aux premiers jours de mars, chez Maren Sell.  Mais CV roman, fort de ses 22 versions successives, le rattrape chez Fayard, pour une publication prévue pour la rentrée littéraire de Septembre 2007. A ces deux succès littéraires, il est fier d'avoir réussi sa Licence de Lettres Modernes en juin du premier coup avec mention Bien et  mène alors en 2008 de front un Master et son travail de plus en plus prenant dans sa "grande entreprise de télécommunications", comme il est écrit sur ses quatrièmes de couvertures.
Histoire de consigner cette folle vie débridée, les quatre premières années de ce site sont éditées en mai 2008 chez www.publie.net sous la fine appellation de Feuilles de route, accumulations Internet 2000-2003. Il termine l'année 2008 gaiement en remportant trois succès qui lui tiennent à coeur : en septembre, il défend brillamment la première partie de son mémoire sur la Littérature et le monde du travail, étude universitaire qui va se poursuivre en 2009 et peut-être au-delà ; en décembre, il propose à son éditeur un manuscrit, Bestiaire domestique, dont la parution programmée rapidement pour mars 2009 le ravit ; le même mois, il constate qu'il a réussi largement les objectifs qui lui étaient assignés dans son travail nourricier : 40 personnes lui doivent d'avoir trouvé un nouveau boulot dans l'année 2008. Fierté d'avoir appliqué CV roman comme dans la vraie vie et dans une conjoncture pas facile !
A suivre...